Programmation des activités

mardi 9 février 2021

Duplessis est encore en vie… et ses stratégies de marketing électoral aussi!

Soixante ans après sa mort, Maurice Duplessis demeure l’un des personnages les plus controversés de l’histoire du Québec. Premier ministre pendant plus de dix-huit ans, il reste associé à l’image de la Grande noirceur. Comment expliquer qu’un homme aussi détesté ait pu se garder au pouvoir aussi longtemps ? Était-ce simplement parce qu’il intimidait les Québécois que ceux-ci l’ont élu et réélu jusqu’à sa mort ?

Pour l’historien Pierre B. Berthelot, l’image de Duplessis est le reflet du rapport des Québécois à leur propre passé. Si l’on garde un souvenir essentiellement négatif de ce premier ministre aujourd’hui, c’est en grande partie parce qu’il a incarné toute une part de nous que l’on a voulu rejeter, à la Révolution tranquille. À travers les nombreuses œuvres qui lui ont été consacrées depuis sa mort, dans les faits, Duplessis demeure beaucoup plus près de nous que l’on peut croire…

Que reste-t-il de nos jours des stratégies de marketing électoral qui ont fait la marque de Maurice Duplessis ? Dans les faits, encore aujourd’hui, la plupart des partis politiques puisent sensiblement aux mêmes grandes stratégies de communication empruntées au monde commercial et utilisées de manière systématique et professionnelle par l’organisation de l’Union nationale dès 1948.

Selon le professeur Alain Lavigne, ces stratégies déployées à grands budgets sont la gestion de l’image et d’un récit du chef, l’usage d’un slogan central de campagne et la publicité de masse dans tous les médias. S’ajoute à cela une segmentation des messages en fonction de différents marchés d’électeurs. Des stratégies que les libéraux adopteront finalement qu’à compter de l’élection 1960.

Un entretien virtuel de Pierre B. Berthelot et d’Alain Lavigne.

Pierre B. Berthelot donne des conférences en histoire et enseigne l’histoire du Québec à l’UTA de l’Université de Sherbrooke. Il est l’auteur d’un essai traitant de Maurice Duplessis et de l’évolution de son image au fil du temps, venant de paraître aux éditions du Septentrion.

Alain Lavigne est quant à lui professeur au Département d’information et de communication de l’Université Laval. Il est notamment l’auteur de trois essais traitant de l’histoire du marketing électoral au Québec publiés aux éditions du Septentrion.


mardi 16 février 2021 - mardi 23 février 2021

L'affaire Guibord - En exclusivité pour les membres de la SHQ

Une conférence virtuelle de l’historien François Drouïn offerte en exclusitié aux membres de la SHQ


mardi 9 mars 2021

L’étonnante Louise Beaudet, star internationale (1859-1947)

Au milieu du XIXe siècle, une orpheline de Lotbinière a suivi la vague des milliers de Canadiens français poussés par la misère vers l’espoir d’une vie meilleure aux États-Unis. L’enfant de dix ans, qui s’appelait Marie-Louise-Anna Beaudet, réussit très tôt à se démarquer de la plupart de ces pauvres expatriés grâce à son énorme talent, son joli petit minois, son intelligence, sa détermination et sa pétillante personnalité. Le théâtre fut sa bouée de secours et « Little Miss Beaudet » connut une carrière internationale époustouflante, brillante, à la mesure de nos plus grandes stars modernes. Elle intriguait. Elle fascinait. Elle a chanté pour la reine Victoria et les têtes couronnées d’Europe et d’Asie. Elle a interprété les plus grands rôles shakespeariens partout en Amérique et dans les colonies britanniques. On la reconnaît comme une des actrices les plus polyvalentes de son temps puisqu’elle a aussi fait du vaudeville, du music-hall, de l’opéra-comique et du cinéma muet. Un entretien virtuel avec Marjolaine St-Pierre.


mardi 8 juin 2021

Henri-Gustave Joly de Lotbinière : un politicien atypique

Malgré une vie publique s’étalant de 1861 à 1906, Henri-Gustave Joly de Lotbinière demeure peu connu. Il devient premier ministre du Québec à la suite du « coup d’État » du 2 mars 1878. Voilà ce qu’on retient généralement de cet homme politique. Joly a occupé les fonctions de député de Lotbinière pendant 24 ans, de chef de l’opposition libérale à Québec et de premier ministre. Dans la soixantaine, il revient à la politique active comme ministre dans le cabinet Laurier et lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique. Né et éduqué en France, protestant, son profil social et personnel est atypique. Sa religion attirera sur lui comme sur son parti les attaques du clergé. Par ailleurs, son refus de se plier aux mœurs politiques de l’époque et une attitude peu combative lui vaudront l’inimitié de plusieurs libéraux, même si on lui reconnaît largement son sens du bien commun et sa probité. Par ses interventions, ses écrits et l’exemple sur ses propres terres, il milite en faveur d’une exploitation rationnelle de la forêt et de sa conservation. Un entretien virtuel avec Lucie Desrochers


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