Mars 2017

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Femmes au travail à l’Arsenal Saint-Malo entre 1940 et 1945

Captée durant la Seconde Guerre mondiale, la photographie rappelle le souvenir des quelque 7 000 femmes qui travaillent à l’Arsenal fédéral de Québec pendant ce conflit. Un programme de construction et de modernisation des équipements a fait de cette fabrique de munitions l’une des composantes les plus importantes du complexe militaro-industriel au pays et le principal employeur de la région de Québec. Environ 13 000 employés, répartis dans ses usines de la côte du Palais (1882), de Val-Rose (1938) et de Saint-Malo (1940), se relaient pour produire 40 millions de cartouches par mois. Ils fabriquent surtout des cartouches de calibre .303, la grande spécialité de l’entreprise d’État depuis 1895 et destinée principalement au fusil Lee-Enfield.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le déclenchement de cette guerre n’a pas entraîné l’entrée de la main-d’œuvre féminine à l’Arsenal. Dès la mise en marche de la fabrique, en octobre 1882, celle-ci compte 22 ouvriers et 15 ouvrières. Jusqu’à sa privatisation, en 1967, les femmes vont toujours constituer une part importante de son personnel, notamment durant les deux guerres mondiales. (Brigitte Violette)

Photographie : Femmes au travail à l’Arsenal Saint-Malo, entre 1940 et 1945, photographe inconnu, Fonds Commissariat de l’industrie, Archives de la Ville de Québec, cote M004-N021555.


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