Depuis 1982, la Société historique de Québec publie son calendrier Vues anciennes de Québec qui présente l’histoire de la ville de Québec au quotidien. Les éphémérides et les textes qu’on y trouve rappellent les événements historiques qui ont jalonné notre histoire locale, régionale, nationale et, dans certains cas, internationale. Chaque calendrier comprend plusieurs éphémérides, ainsi qu'une quinzaine d'illustrations documentées. Au fil des ans, cette collection est devenue une précieuse source de renseignements sur l'histoire de la ville de Québec et de sa région.
Septembre 2026

Pompiers, camion et équipement de la ville, vers 1950
Un groupe de pompiers en uniforme posant fièrement devant leurs véhicules est une image classique de la profession. Pour ceux de la municipalité de Québec-Ouest (appelée plus tard ville de Vanier), il y a fort à parier que le photographe cherche à immortaliser un effet de nouveauté, tels l’achat d’un camion, l’ajout d’une pièce d’équipement ou le succès d’une intervention.
À propos du filet de sauvetage, disons simplement qu’il représente un symbole fort du métier de pompier, comme l’imaginent les enfants, avec, bien sûr, le casque et les camions rouges. Pourtant, la réalité est tout autre. Pour ceux qui le manipulaient, il y avait, en été comme en hiver, l’adrénaline de réussir à le déployer rapidement, à le positionner adéquatement et à le tenir avec force. Puis venait l’appréhension du choc d’une personne tombant pile dedans.
Il faut savoir que le filet était entreposé sur le camion, dans un compartiment étroit, sous une pile de boyaux, et que le tissu de la toile ainsi que ses attaches avaient tendance à sécher et à perdre leurs propriétés. Ainsi, avec le temps, sa fiabilité n’étant plus au rendez-vous, la décision de le retirer du service fut prise.
Dans les années 1990, il y eut une tentative de le réintroduire, sous la version d’un coussin de sauvetage gonflable. Plié et entreposé dans une poche, il se déployait sous la forme d’un cube à partir d’une bouteille d’air similaire à celles des appareils respiratoires que portent les pompiers pour entrer dans les milieux enfumés. Cependant, des enjeux de sécurité ont tôt fait de sonner le glas de cette pièce d’équipement. En effet, des pompiers ayant « tapé le fond » lors d’un entraînement, il devenait impensable de demander à une victime d’attendre avant de sauter que le coussin soit entièrement gonflé. De plus, sous l’effet du stress, elle devait réussir à viser précisément le centre, sans quoi elle risquait de s’infliger des blessures graves. (Alain Grenier)
Photographie : Pompiers, camion et équipement de la ville, vers 1950, Archives de la Ville de Québec, Q-C2-N173482




